Une serveuse en difficulté pensait avoir enfin trouvé refuge lorsqu'un riche veuf lui offrit une vie loin des factures impayées et des pieds enflés. Mais dans son élégante demeure, certains doutaient de sa légitimité, et une phrase prononcée par son nouvel époux la hanterait longtemps après la fin des noces.
L'appartement sentait les nouilles instantanées et la pluie qui s'infiltrait par une fenêtre qui ne fermait jamais correctement. Assise sur le lit, je triais mes pourboires en petites piles sur la couette : loyer, électricité, courses.
Le paquet de courses était toujours le plus petit. J'avais mal aux pieds dans des chaussettes que je portais depuis douze heures d'affilée, et à trente-deux ans, je vivais encore au jour le jour, avec toujours l'impression de retenir mon souffle sous l'eau.
Le dîner de charité s'est imposé comme une mission de dernière minute : pantalon noir, chemise blanche et un plateau de coupes de champagne en équilibre sur mon avant-bras.
J'avais sauté le déjeuner et le dîner pour pouvoir enfiler l'uniforme, et les lustres au-dessus de moi se brouillaient sans cesse. C'est là que Russell m'a remarquée, les cheveux argentés effleurant ses tempes, vêtue d'un costume qui coûtait probablement plus cher que ma voiture.
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