Elle a soupiré.
« D'accord », ai-je dit en gardant une voix légère. « Alors, quand veux-tu qu'on se mette d'accord ? Je peux t'envoyer par texto le total pour le tissu et la main d'œuvre. »
Sophie s'est figée pendant une fraction de seconde. Puis elle a refermé son sac et s'est redressée comme si elle venait de se souvenir de quelque chose de légèrement ennuyeux.
« Claire... » dit-elle lentement. « Est-ce qu'on a vraiment besoin de faire ça ? »
« Faire quoi ? »
« Payer », dit-elle en émettant un petit rire bizarre. « Je veux dire, je ne dis pas que tu n'as pas travaillé dur, mais tu es ma meilleure amie. Et honnêtement, ce n'est pas comme si ça avait tourné à la perfection — à la perfection, tu sais ? »
« Et honnêtement, ce n'est pas comme si ça avait tourné à la perfection, tu sais ? »
Mon estomac a lâché.
« Tu as promis que tu paierais quand ce serait fini. »
« Oui, mais j'y ai pensé », a-t-elle dit. « Tu allais m'offrir un cadeau de mariage, de toute façon. C'est bien plus significatif qu'un grille-pain. Appelons ça ton cadeau. »
Mes mains se sont mises à trembler. « Je n'ai jamais dit que ce serait gratuit. Tu as dit que tu paierais la totalité. »
« Je n'ai jamais dit que ce serait gratuit. »
Son expression s'est légèrement durcie. « Pourquoi en fais-tu toute une histoire ? Nous sommes les meilleurs amis du monde. Tu sais que je n'ai pas d'argent supplémentaire en ce moment. »
« Sophie, c'est mon travail. J'ai payé les matériaux de ma poche. J'ai fait des heures supplémentaires. Je ne peux pas faire comme si de rien n'était. »
Elle roule des yeux. « Mon Dieu, Claire, ne rends pas les choses bizarres. C'est mon mariage. »
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